Urgence Humanitaire à Delmas 33 : le Gouvernement au Chevet des Déplacés du « Site Sans Frontières »



Port-au-Prince, le 12 mars 2026 – Face à la détresse persistante des familles chassées de leurs quartiers par l’insécurité, l’Exécutif passe à l’offensive sociale. Ce jeudi, une délégation de haut niveau, conduite par le Ministre des Affaires Sociales et du Travail, M. Marc-Elie Nelson, et le Directeur Général du FAES, M. Kesner Romilus, s’est rendue au cœur du Site Sans Frontières à Delmas 33. L’objectif est de  transformer les promesses de solidarité en actes concrets pour 4 800 citoyens en survie.



Sous la dictée de l’urgence imposée par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, cette visite n’était pas qu’une simple inspection. Elle a été marquée par une distribution massive de kits alimentaires et sanitaires. Pour ces 1 540 chefs de famille qui occupent le site depuis mars 2025, cette aide représente un répit vital après un an d’incertitude totale.



« Avoir accès à un plat chaud par jour est un droit fondamental inhérent à la dignité humaine », a martelé le Ministre Nelson devant une foule en attente de réponses. En plaçant la protection sociale au sommet des priorités, le gouvernement tente de recoudre un tissu social déchiré par les crises successives.


Si les kits soulagent l’immédiat, l’enjeu reste le retour à la vie normale. Le Ministre a profité de ce face-à-face pour réitérer l’engagement du Premier ministre Fils-Aimé à restaurer l’autorité de l’État. Ce message vise à rassurer : l’assistance humanitaire n’est qu’une étape vers la sécurisation des quartiers d’origine, condition sine qua non pour que ces déplacés retrouvent leur foyer dans la dignité.


Le FAES, bras armé de cette politique de proximité, ne compte pas s’arrêter à Delmas. Ce déploiement marque le début d’une série d’interventions ciblées dans plusieurs sites de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince. Dans un contexte où la précarité gagne du terrain, le gouvernement mise sur cette stratégie de présence sur le terrain pour évaluer, au plus près, les besoins sanitaires et nutritionnels des plus vulnérables.



Alors que la crise des Personnes Déplacées Internes (PDI) demeure un défi majeur pour la stabilité nationale, cette action au Site Sans Frontières se veut le signal d’un État qui refuse de laisser ses citoyens dans l’oubli.