Haïti : Le Gouvernement pose les jalons du retour à l’ordre constitutionnel en Conseil des ministres

Réunis à la Primature sous la direction du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, les membres du gouvernement ont examiné ce lundi 23 février 2026 plusieurs dossiers prioritaires. Au cœur des échanges : la sécurisation du territoire et le lancement officiel du « Pacte National pour la Stabilité », étape cruciale vers l’organisation des prochaines élections.

Un Conseil des ministres stratégique s’est tenu ce matin à la Primature de la République d’Haïti pour valider les prochaines étapes de la transition. Cette séance de travail intervient dans un climat politique décisif, marqué par la fin des anciens arrangements de gouvernance et la nécessité de stabiliser le pays après la dissolution du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) début février.

Cette rencontre gouvernementale précède de quelques heures la présentation officielle du Pacte National pour la Stabilité et l’Organisation des Élections, prévue à la Villa d’Accueil. Ce document, déjà paraphé par plusieurs dizaines de signataires, vise à créer un consensus politique large pour pallier l’absence de parlement et définir une feuille de route claire vers le scrutin de 2026.

L’ordre du jour a fait une large place au renforcement des capacités opérationnelles des forces de l’ordre. Le gouvernement a réaffirmé son engagement à mobiliser les ressources nécessaires pour :

La Police Nationale d’Haïti (PNH) : Modernisation des équipements, incluant la réception récente de véhicules blindés pour les zones à haut risque.

Les Forces Armées d’Haïti (FAD’H) : Intensification du déploiement des unités formées à l’étranger (Mexique, Colombie) pour sécuriser les axes routiers stratégiques et protéger les institutions étatiques.

En somme le Premier ministre et son cabinet, affirme que la sécurisation du territoire est la condition sine qua non pour permettre au Conseil Électoral Provisoire (CEP) d’entamer ses travaux techniques. L’objectif affiché est de rompre avec l’impasse institutionnelle et de garantir un retour à la norme constitutionnelle à travers des élections libres et transparentes, malgré les défis logistiques et financiers persistants.