Les autorités fédérales américaines envisagent de renforcer l’application d’un mécanisme légal permettant de refuser ou de retirer le passeport aux parents accusant d’importants arriérés de pension alimentaire. D’après des informations rapportées par l’Associated Press ce vendredi 13 février 2026, cette initiative s’inscrit dans une stratégie visant à accentuer la pression sur les débiteurs chroniques afin d’assurer le versement des sommes destinées à l’entretien des enfants.
Le dispositif repose sur une loi fédérale en vigueur depuis le milieu des années 1990. Celle-ci autorise déjà le Département d’État à bloquer la délivrance ou le renouvellement d’un passeport lorsque la dette dépasse un seuil fixé par la législation. Jusqu’ici, cette mesure était principalement appliquée lors des nouvelles demandes ou des renouvellements de documents de voyage.
Selon les mêmes sources, l’administration souhaite désormais adopter une approche plus proactive en exploitant davantage les bases de données gouvernementales pour repérer les cas les plus importants d’impayés, même en l’absence de demande de passeport. Une collaboration accrue avec le Department of Health and Human Services, chargé du suivi des pensions alimentaires au niveau fédéral, est notamment prévue.
Les autorités précisent toutefois que les personnes concernées pourraient éviter la révocation de leur passeport en régularisant leur situation ou en concluant un plan de remboursement. Présentée comme un levier incitatif plutôt que strictement punitif, la mesure vise avant tout à garantir la protection financière des enfants bénéficiaires.
États-Unis : vers un durcissement du retrait de passeport pour les parents débiteurs de pensions alimentaires