Au Gabon, la crise qui secoue le secteur éducatif depuis près de deux mois semble entrer dans une phase décisive.

Le président Brice Clotaire Oligui Nguema s’est personnellement impliqué dans le dossier en se rendant, lundi, dans deux des plus grands établissements scolaires de Libreville : le lycée technique Omar Bongo et le lycée national Léon Mba.


Cette descente sur le terrain intervient alors que la grève des enseignants continue de paralyser le service public de l’éducation. Si les autorités affirment que le mouvement touche presque à sa fin, plusieurs enseignants grévistes soutiennent le contraire et réclament toujours la prise en compte intégrale de leurs revendications.


Face à la persistance du mouvement, le chef de l’État a choisi de s’adresser directement aux enseignants via les réseaux sociaux. Dans son message, il a appelé au sens de responsabilité et à la reprise des cours, tout en assurant que des efforts sont en cours pour améliorer les conditions de travail et répondre aux préoccupations soulevées.


Au cœur du bras de fer : des revendications liées notamment aux conditions salariales, aux primes, aux avancements de carrière et à l’amélioration des infrastructures scolaires. Les syndicats estiment que les engagements pris jusque-là restent insuffisants ou tardent à être concrétisés.
Cette implication directe du président traduit la volonté des autorités de désamorcer une crise qui menace l’année scolaire et accentue l’inquiétude des parents d’élèves.

Toutefois, la balle semble désormais dans le camp des négociations : seule une réponse claire et satisfaisante aux revendications pourrait ramener définitivement les enseignants dans les salles de classe.


En attendant, l’avenir immédiat de milliers d’élèves gabonais reste suspendu à l’issue de ce dialogue crucial.