Le gouvernement haïtien réaffirme sa volonté de reprendre le contrôle du territoire national et de renforcer durablement la sécurité publique. À l’occasion de la 35e édition des Mardis de la Nation, le Secrétaire d’État à la Sécurité publique, Mario Andrésol, a livré un message ferme, mettant en avant une stratégie gouvernementale qualifiée de « structurée, durable et irréversible » contre l’insécurité.
S’exprimant au nom du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, Mario Andrésol a insisté sur le caractère prioritaire de la sécurité, présentée comme un pilier indispensable à la stabilité politique, au redressement économique et au retour à l’ordre démocratique. Selon lui, l’État entend exercer pleinement son autorité régalienne et rompre avec toute forme de tolérance à l’égard de la criminalité.
Dans cette dynamique, le Secrétaire d’État est revenu sur la signature, à la fin du mois de juillet 2025, d’un cadre de coopération stratégique entre le ministère de la Justice et de la Sécurité publique et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Cette coopération, a-t-il précisé, vise avant tout à renforcer les capacités propres de l’État haïtien, sans se substituer à ses responsabilités souveraines.
Ce partenariat repose sur cinq axes majeurs, allant du renforcement de la gouvernance sécuritaire à la consolidation du cadre juridique, en passant par l’appui à la planification stratégique, la résilience communautaire et la lutte contre la criminalité transnationale organisée. L’accent est également mis sur la promotion d’une sécurité inclusive et équitable sur l’ensemble du territoire.
L’objectif affiché est clair : permettre à l’État de reprendre progressivement le contrôle des zones les plus affectées par la violence, notamment dans les départements de l’Ouest, de l’Artibonite et du Centre, où les groupes armés continuent de menacer la sécurité des populations.
Pour accompagner la mise en œuvre de cette stratégie, le Bureau du Secrétaire d’État à la Sécurité publique s’est entouré d’experts nationaux et internationaux chargés de travailler en étroite collaboration avec les institutions étatiques et le PNUD. Cette synergie vise à améliorer les capacités opérationnelles et décisionnelles de l’État, condition jugée essentielle pour une stabilisation durable du pays.
En conclusion, les autorités ont rappelé que la sécurité demeure un droit fondamental pour les citoyens et un devoir non négociable pour l’État haïtien, qui affirme assumer pleinement ses responsabilités face aux défis sécuritaires actuels.
Sécurité publique : l’État haïtien affiche une ligne dure face à l’insécurité