Trois représentantes démocrates du Minnesota ont été empêchées d’accéder à une installation de l’U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE) lors d’une visite de supervision ce samedi, une situation qui alimente les critiques autour des politiques migratoires de l’administration américaine.

Il s’agit des députées Ilhan Omar, Kelly Morrison et Angie Craig, qui tentaient d’inspecter le centre de détention situé dans le Bishop Henry Whipple Federal Building, près de Fort Snelling, dans la région de Minneapolis‑Saint Paul. Bien qu’elles aient été brièvement autorisées à entrer, les élues ont été invitées à quitter les lieux quelques minutes plus tard par des agents fédéraux. [2]

Cette visite était organisée dans le cadre de leurs fonctions de surveillance du Congrès, une responsabilité constitutionnelle visant à observer les conditions de détention et l’usage des fonds publics. Selon leurs déclarations, elles avaient reçu une autorisation initiale d’un ancien directeur intérimaire du centre.

Cette visite était organisée dans le cadre de leurs fonctions de surveillance du Congrès, une responsabilité constitutionnelle visant à observer les conditions de détention et l’usage des fonds publics. Selon leurs déclarations, elles avaient reçu une autorisation initiale d’un ancien directeur intérimaire du centre.

L’accès leur a ensuite été refusé au motif qu’une nouvelle directive du Département de la Sécurité intérieure impose désormais un préavis de sept jours pour toute visite des membres du Congrès dans les installations de l’ICE, sauf approbation expresse de la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem. Cette politique a été mise en place peu après qu’un agent de l’ICE a mortellement blessé Renee Nicole Good, un incident qui a déclenché des mobilisations et intensifié les tensions sur les pratiques d’application de l’immigration.

L’une des représentantes, Ilhan Omar, a dénoncé cette décision comme une entrave aux responsabilités de contrôle exercées par le Congrès, affirmant que ces visites sont essentielles pour garantir la transparence et l’intégrité dans l’utilisation des fonds et la condition des personnes détenues.

L’affaire s’inscrit dans un climat déjà tendu aux États‑Unis, marqué par des débats intenses sur les politiques migratoires, les conditions de détention des migrants et les droits des législateurs à exercer pleinement leurs prérogatives de supervision.