L’opération, coordonnée par le U.S. European Command, a permis de prendre le contrôle du pétrolier Marinera, anciennement connu sous le nom de (Bella‑1) battant pavillon russe, après une poursuite de plus de deux semaines à travers l’Atlantique Nord.
Celui‑ci était suivi de près par les garde‑côtes américains en raison de violations présumées des sanctions imposées à des navires liés au Venezuela.
Dans une autre opération, les autorités américaines ont également saisi un second pétrolier dans la zone des Caraïbes, qualifié de navire « sans pavillon » et lui aussi visé par des sanctions. Les deux saisies marquent une montée en puissance des efforts américains pour bloquer les exportations illégales de pétrole vénézuélien vers des circuits non autorisés.
La Russie a vivement critiqué la saisie du pétrolier sous son pavillon, dénonçant une violation du droit maritime international. Selon Moscou, le recours à la force contre un navire dûment immatriculé constitue une transgression de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982, qui garantit la liberté de navigation en haute mer.
L’incident s’inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, amplifiées par les récentes actions américaines contre le Venezuela, notamment l’arrestation de l’ancien président Nicolás Maduro. Les États‑Unis affirment que ces mesures font partie d’une stratégie visant à appliquer leurs sanctions et à limiter l’exportation de pétrole à partir de sources jugées illégales ou non conformes aux règles imposées par Washington.
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