L’armée soudanaise est accusée d’avoir mené une frappe de drone meurtrière contre une clinique à Nyala, capitale du Darfour du Sud, samedi 30 août, faisant au moins 12 morts, selon l’ONG Emergency Lawyers.
L’établissement visé, la clinique Yashfeen, se situe en zone contrôlée par les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), engagés dans un conflit armé contre les forces régulières depuis plus de deux ans. L’ONG, qui documente les violations des droits humains, craint un bilan plus lourd, évoquant la possible mort de civils et de membres du personnel médical.
Le même jour, en soirée, sept personnes ont également été tuées et 71 blessées à El-Fasher (Darfour du Nord), autre ville assiégée par les FSR, selon une source hospitalière locale.
Ces frappes interviennent alors que les paramilitaires ont récemment installé un gouvernement parallèle à Nyala, dirigé par Mohamed Hassan al-Ta’ayshi, nommé « Premier ministre » dimanche.
Dans un contexte de guerre totale, les structures médicales sont régulièrement prises pour cibles. Près de 80 % des établissements de santé sont aujourd’hui hors service à travers le pays, selon des chiffres officiels.