Les autorités burkinabè ont déclaré lundi la coordonnatrice résidente des Nations unies, Carol Flore-Smereczniak, « persona non grata », l’accusant d’avoir contribué à un rapport « mensonger » sur les violations contre les enfants dans le contexte du conflit armé au Burkina Faso.
Dans un communiqué officiel, le gouvernement de la transition reproche à la représentante onusienne d’avoir co-présidé l’élaboration d’un rapport du secrétaire général de l’ONU qu’il qualifie de « compilation d’affirmations sans fondement, sans sources objectives ni preuves tangibles ». Le document en question placerait au même niveau les forces armées burkinabè et les groupes terroristes, une position jugée inacceptable par la junte.
« Ce rapport ne présente aucun élément factuel tel que des décisions de justice ou des rapports d’enquêtes, et ternit injustement l’image de nos forces combattantes », déplore le gouvernement. La coordonnatrice, de nationalité mauricienne, avait été nommée à ce poste en juillet 2024.
Ce n’est pas la première fois que les autorités de Ouagadougou prennent une telle décision : en décembre 2022, la diplomate italienne Barbara Manzi, également représentante de l’ONU, avait été expulsée pour des raisons similaires.
Le Burkina Faso reste plongé dans une crise sécuritaire majeure, marquée par les attaques de groupes jihadistes et des accusations récurrentes d’exactions commises aussi bien par les groupes armés que par les forces de défense nationales.