En déplacement à Washington, le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance, a tiré la sonnette d’alarme sur l’échec du processus de transition en Haïti. Lors d’échanges avec des responsables du Département d’État américain, de l’Organisation des États américains (OEA) et de la CARICOM, il a dressé un tableau sombre de la gouvernance du Conseil présidentiel de transition (CPT).
Selon lui, à sept mois de la date butoir du 7 février 2026, le CPT s’enlise dans l’inaction et la mauvaise gestion. Il dénonce la violation des engagements pris dans l’accord du 3 avril 2024, l’absence de volonté politique pour faire avancer les réformes, et des soupçons de corruption, notamment dans la gestion de la Banque nationale d’Haïti. Plusieurs membres du Conseil seraient concernés, selon les informations recueillies par le Réseau National de la Défense des Droits de l’ Homme (RNDDH).
Pierre Espérance estime que la transition est en crise et que le pays est livré à l’insécurité, sans cap politique clair. Il recommande la mise en place d’un dialogue structuré, impliquant les membres du CPT et le gouvernement, sous la médiation de l’OEA. L’objectif : évaluer les blocages actuels et trouver une solution politique qui garantisse un retour à l’ordre constitutionnel.
Il plaide également pour une implication plus ferme de la communauté internationale, afin d’éviter que la transition haïtienne ne sombre définitivement dans l’impasse.