Par Delson Délice
L’administration de Donald Trump vient d’annoncer la fin du Statut de Protection Temporaire (TPS) pour les ressortissants haïtiens vivant aux États-Unis. Une décision qui frappe de plein fouet plus de 500 000 Haïtiens qui bénéficiaient de ce programme humanitaire, désormais sommés de quitter le territoire américain d’ici le 2 septembre.
Cette annonce est tombée comme une véritable bombe dans la communauté haïtienne des États-Unis, qui s’inquiète du sort de ses membres. Pour beaucoup, c’est un choc brutal, d’autant plus que la situation actuelle en Haïti est loin d’être favorable à un retour sécurisé et digne.
Dès sa campagne électorale, Donald Trump avait promis de mettre fin non seulement au TPS, mais également aux programmes instaurés par l’ancien président Joe Biden, qui avaient permis à des milliers d’étrangers d’entrer légalement aux États-Unis. Aujourd’hui, ces intentions se concrétisent : les autorités migratoires américaines multiplient les opérations de contrôle, dans ce qui est perçu par certains élus démocrates comme une « chasse illégale aux migrants ».
Dans un paradoxe troublant, l’administration Trump justifie sa décision en s’appuyant sur les déclarations du gouvernement haïtien, qui aurait affirmé que la situation politique et sécuritaire du pays était désormais stable. Pourtant, sur le terrain, les gangs armés continuent de semer la terreur, occupant de vastes territoires, multipliant les violences et forçant des milliers de familles à fuir leurs domiciles.
Alors que les expulsions massives menacent, des voix s’élèvent pour dénoncer l’irresponsabilité d’une telle mesure. Pour les familles concernées, le compte à rebours est lancé, et l’avenir reste plus qu’incertain.