Le parti politique Engagement pour le Développement (EDE), qui dispose d’un représentant au sein du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), est descendu dans les rues pour protester contre l’insécurité grandissante dans le pays.

Depuis plusieurs mois, Haïti est plongée dans une crise sécuritaire sans précédent, où les gangs armés imposent leur loi. Cette situation aggrave une crise économique déjà alarmante, mettant la population dans une détresse profonde. Face à cela, de nombreux observateurs accusent les autorités en place d’inaction et dénoncent également les partis ayant contribué à la formation du CPT, les jugeant responsables de l’incapacité à rétablir l’ordre.

La mobilisation du parti EDE, dirigé par l’ancien Premier ministre Claude Joseph, soulève des interrogations. Comment un parti qui participe au gouvernement peut-il manifester contre l’insécurité au lieu de prendre des mesures concrètes pour y remédier ? Certains analystes y voient une contradiction et estiment que cette action relève davantage d’une stratégie politique que d’une véritable volonté de changement.

D’aucuns rappellent que Claude Joseph, lorsqu’il était Premier ministre sous l’administration de Jovenel Moïse, n’avait pas réussi à empêcher l’assassinat de ce dernier par des mercenaires étrangers à son domicile. Ces critiques demandent donc à l’ex-chef du gouvernement d’user de son influence pour inciter son représentant au sein du CPT à agir efficacement contre l’insécurité, plutôt que d’adopter une posture d’opposant.

Delson Délice