Par Ambassadeur Stanley Lucas

Pour le fonctionnement d’une Police normale : ordre de mission, hiérarchie et coordination
Le commandement de mission et le respect de la hiérarchie sont nécessaires pour le maintien de l’ordre et de la discipline au sein de la police nationale d’Haïti.

Le commandement fournit les moyens, par le biais de l’intention du Directeur Général. Il définit aussi des ordres de type de mission et de l’exécution décentralisée, ce qui permet d’agir à la vitesse du problème. Il permet la coordination horizontale à tous les échelons avec les partenaires de la mission pour obtenir un emploi complémentaire, et non simplement additif ainsi que des capacités.

Une lettre de désordre de mission et d’anarchie
Pour se rendre compte du fonctionnement anormal et anarchique en cours, il suffit d’analyser cette lettre du Ministre de la Justice Patrick Pélissier, datée du 2 Février 2025, adressée à Mario Andrésol. On y découvre tout simplement qu’elle viole les articles 14 et 21 de la loi du 29 Novembre 1994, qui a créé la Police Nationale et le principe du commandement. Cette lettre risque de créer l’anarchie car elle autorise le Sécrétaire d’Etat à intervenir directement à tous les niveaux de l’institution policière outrepassant les commandements existants, le directeur général et les directeurs centraux. C’est grave et cela va fragiliser le fonctionnement de la police.

Multiplication des chefs et gangrène des gangs
En y ajoutant le jeu d’influences de certains membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et des membres du Gouvernement sur des Commissaires de police, l’institution risque de tomber dans l’anarchie avec des ordres contradictoires venant de toutes les directions.
Déjà la réintégration forcée, il y a quelques mois, dans la police d’éléments appartenant au mouvement terroriste Fantôm 509 crée des tensions énormes, voir: https://www.juno7.ht/pour-le-departement-detat-americain-fantom509-est-une/

Les discussions en publiques de nomination comme directeur général de Commissaires affiliés au mouvement terroriste Fantôm 509 proches de Dimitri Vorbe, Nènèl Cassy, Kato, Chevry rentrés dans une coalition avec Fritz Jean du CPT vont susciter un regain de la violence brutale.

Cette photo, plus haut explique la destabilisation de la police et le massacre de kenscoff planifié par le Premier Ministre, le Ministre de la justice et Kato Comme vous pouvez le constater Patrick Pelissier avant d’etre Ministre était l’avocat des elements du mouvement terroriste Fantôm 509.

Le nom de Michel-Ange Gédéon, ancien directeur général, proche d’eux et de Privert ainsi que celui de James Boyard membre fondateur de Fantòm 509 avec le chèf de gang Vitelhomme sont sur la table. Le Premier Ministre defacto était aussi interéssé par le Commissaire Alain Auguste responsable de la DCPA. Cette nomination par le PM defacto à la DCPA hors des normes pour remplacer l’Inspecteur Général Arol Enol Alphonse a laissée des séquelles au sein du commandement et au niveau de la base. Andrésol a pour sa part déja mis de coté Augusto via une lettre de la DCPJ, voir⬇️:

Un cocktail implosif
En outre des conflits historiques entre l’ancien Directeur Général de la PNH, Mario Andresol (devenu Sécrétaire d’Etat) et certains directeurs au sein de l’institution risquent de créer des affrontements ainsi que l’implosion redoutée par de nombreux analystes. Le dialogue qu’il a entamé avec le chèf de gang Ezekyèl est perçu comme une insulte aux cadavres des policiers tombés sur le champ de bataille pour rétablir la sécurité. Son approche de dialoguer avec les gangs est inadmissible pour les policiers.

Ajoutez à cela des ordres politiques adressés à la police, émanant des oligarques, du Premier Ministre defakto, du ministre de la justice pour ne pas arrêter d’anciens parlementaires impliqués dans les gangs. Il y a tous les ingrédients qui risquent de causer bientôt une explosion dans l’institution policière.

Entre-temps les gangs continuent d’infiltrer la Police
Entre-temps d’autres dangers graves émergent. Les gangs continuent de pénétrer la police avec la collaboration de certains membres du CPT et du Gouvernement de Fils-Aime. En moins d’un mois un montant de vingt millions de gourdes en liquide a été décaissé pour un gang pour une opération à l’Hôpital général. La moitié de cette somme a été retenue par Rosemila Petit-Frère (Verite-Inite) ; l’autre moitié attribuée au chef de gang. Le CPT et Fils-Aime, pour ne pas être l’objet de sanctions internationales et pour se protéger, ont vite renvoyé le Ministre de la Santé publique. Ils l’ont remplacé par un ancien parlementaire lavalas violent proche des gangs Sinal Bertrand. Au niveau du ministère des affaires sociales deux chèques totalisant dix-huit millions de gourdes décaissés pour le chef de gang Krisla. Les contacts entre Commissaires, Inspecteurs, agents de police avec les gangs ont considérablement augmenté.

Le fait qu’un vehicule service de l’état controlé par des éléments de la primature a délivré Samedi soir des armes et des munitions aux gangs à kenscoff selon les habitants de Lemonsel prouve la complexité de la situation.

La Sécurité ou la déchéance
Une confrontation de ces dérives est nécessaire pour établir un environnement favorable au rétablissement de la Sécurité, sinon Haïti deviendra la Libye ou la Somalie. Pour consulter une proposition de restructuration de la stratégie de securité nationale consultez ce texte ⬇️: http://solutionshaiti.blogspot.com/2012/10/restructurer-la-politique-de-securite.html?m=0