En effet, pour conserver l’esprit de la constitution haïtienne de 1987, et pour prémunir Haïti du caractère budgétivore et sécuritairement complexe en matière de gestion d’un Conseil Présidentiel de 7 membres, en toute franchise, j’aurais préféré que la classe politique et les forces vives de la nation optent pour se diriger vers la cours de cassation dans le but de désigner le prochain président de la République d’Haïti.

En même temps, pour ne pas créé non plus un malaise politique, les 7 membres déjà désignés seraient donc appelés à former soit un conseil gouvernemental ou un conseil des sages élevés au rang de ministre.

Cependant, le tableau politique tel qu’il se présente aujourd’hui, me ramène à comprendre que même si, pour des raisons objectives et pratiques, je m’oppose à l’installation de ce Conseil Présidentiel avec 7 membres, c’est comme si je suis tacitement favorable à l’installation, manu militari, du représentant des forces obscures au Palais National.

Dans ce cadre figure, et pour dissuader le public de cet amalgame tordu, je préfère donc, accorder mon soutient au CP de 7 membres et 2 observateurs.

Plus encore, pour de raisons très pratiques et objectives, je suggère aux forces politiques qui sont représentées dans le CP de se rallier au côté du sénateur Louis Gérald Gilles comme président du Conseil Présidentiel.

Son long parcours politique, sa transversalité, sa dimension intellectuelle, son sens d’ouverture, lui confère le profil d’un rassembleur qui peut tenter d’apaiser les rancœurs des uns et des autres.

Évidemment, dans le contexte actuel, toute avancée politique haïtienne, doit se faire parallèlement avec des efforts réels vers le déploiement urgent d’une force internationale robuste avec un agenda qui planifie en priorité le démantèlement des gangs sur toute l’étendue du territoire national.

Si cette force internationale, n’est pas urgemment au côté du CP pour garantir d’abord leur installation ensuite garantir la réussite de leurs actions, Haïti et l’internationale seront contraintes de composer avec les forces obscures criminelles qui exigent l’amnistie. Car lesdites forces obscures ont une capacité de nuisance et une force de feu énorme.

Haïti doit-elle tomber aussi bas? Les actions internationales en Haïti seraient parvenues à un point négligeable. Je comprends toutes les rondrement total de l’État.

Cependant, à travers un accord bilatéral d’opération de sécurité, l’internationale pourrait déployer une unité aérienne utilisant uniquement des drones militaires autonomes pour supporter des opérations de la PNH qui doivent être menées de manière simultanée dans les 5 plus gros foyers de gangs logés dans la zone métropolitaine. Étant donné ’impose.

Permettez-moi de reconnaître toutefois, que ces mesures sont uniquement conjoncturelles. Elles doivent être renforcées par des mesures structurelles dans le cadre d’un plan global de sécurité qui consiste en priorité à contrôler nos frontières terrestres, maritimes et aériennes; ensuite répondre diplomatiquement, juridiquement, techniquement et militairement à la dimension transnationale de l’insécurité monstrueuse en Haïti; puis épurer et renforcer les effectifs de la PNH et de la FADH pour un contrôle quasi-total du territoire haïtien.

Pour conclure, je suis conscient également qu’on ne résout pas des problèmes sécuritaires nationaux avec uniquement l’approche du bâton, voilà pourquoi, en parallèle à la mise en place de ces mesures draconiennes, je plaide pour un plan d’action et des projets de sociétés en accord avec l’approche de la carotte.

Vive une Haïti en paix !!!

Jean Moïse Destin.