En 1968, Mangonès est l’auteur d’une sculpture emblématique de l’histoire d’Haïti : le monument au Marron inconnu (le Nèg mawon, en créole).
Albert Mangonès est l’un des pionniers de la sauvegarde du patrimoine monumental en Haïti. À ce titre, il crée en 1972 le « Service de Conservation des Monuments et Sites Historiques », remplacé en 1979 par un nouvel organisme, l’Institut de sauvegarde du patrimoine national (ISPAN) 3.
Il participe aux travaux de restauration de la citadelle La Ferrière, et du parc national historique incluant le palais de Sans-Souci et le site de Ramiers, dans le Nord d’Haïti, classés au Patrimoine mondial par l’Unesco.
En 1989, l’administration postale des Nations unies met en vente, une série de timbres consacrées à la déclaration universelle des droits de l’homme, utilisant des oeuvres de José Clemente Orozco, Vassily Kandinsky, Mary Cassatt, Käthe Kollwitz, Raphaël, mais aussi d’Albert Mangones 4.
Il meurt en 2002, à 85 ans12.
De 1972 à 1990, Albert Mangonès s’est livré à un rude combat pour la sauvegarde du patrimoine en Haïti. Abandonné depuis 1820, les monuments Christophiens, symboles de l’indépendance, étaient fortement abimés. Albert s’est donné la mission de les faire renaître pour qu’ils continuent à être la fierté nationale.