ASSASSINAT
DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE,
JOVENEL MOÏSE :

POSITION DU GROUPE AMIJOMO, DANS LE CADRE DE LA COMMÉMORATION DU 25e MOIS D’ASSASSINAT DE JOVENEL MOÏSE…

Ce 7 août 2023 ramène le 25e mois (2 ans et 1 mois) de commémoration de l’assassinat de Jovenel MOÏSE qui a été le 58e Président de la République d’Haïti, avec un mandat constitutionnel entamé le 7 février 2017 et qui devait prendre fin le 7 février 2022.

Au lendemain de cet assassinat crapuleux survenu dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, le groupe AMIJOMO constitué d’anciens ministres et de proches du Président, Jovenel MOÏSE a pris naissance en tant que groupe d’observations et d’appréciations, tant du processus que des mécanismes devant permettre au Président Jovenel MOÏSE, à sa famille et à ses proches, de réaliser cette fois, ce rêve de JUSTICE pour un tel crime qui a été commis en sa résidence privée, à Pèlerin 5.

Ainsi, AMIJOMO qui existe donc depuis près de vingt-quatre (24) mois, est conscient que la JUSTICE est une denrée extrêmement rare dans notre pays et qu’elle fonctionne dans un environnement marqué constamment par une absence totale de vertus ou de moralités.

Or, c’est bel et bien pour cette JUSTICE en effet que Jovenel MOÏSE, de son vivant, au titre de Président de la république, dans des circonstances assez précaires et très globalement violentes, s’est battu, jusqu’à trouver la mort dans les conditions que l’on sait ; il a été simplement exécuté.

Plus de deux (2) ans plus tard, notre position actuelle tenant donc lieu de note de rappel et de
questionnements , AMIJOMO saisit cette occasion de commémoration du 25e mois d’assassinat de Jovenel MOÏSE qui coïncide du coup avec l’invitation de l’actuel Premier ministre, Ariel Henry, au cabinet d’instruction, pour formuler les considérations suivantes :

  • Considérant les menaces de morts publiques proférées sur plusieurs stations de radios , de télévisions, et sur les réseaux sociaux, contre le Président de la république et la Première Dame durant plusieurs mois;
  • Considérant les tentatives de coups d’état réalisés contre le Président constitutionnel de la république durant quatre ans et demi;
  • Considérant le mandat illégal émis contre le Président de la république par le juge, Jean Roger Noëlcius, en date du 18 Février 2019;
  • Considérant la tentative d’assassinat contre le président de la république Jovenel Moïse sur l’habitation Tibwa, le 7 Février 2021;
  • Considérant l’assassinat du cinquante-huitième président de la république en sa résidence le 7 Juillet 2021 par des soldats retraités de l’armée colombienne dont certains seront par la suite capturés par la population haïtienne;
  • Considérant la tentative d’assassinat perpétrée contre la Première Dame Martine Moïse, le 7 Juillet 2021;
  • Considérant que le mandat illégal du Juge Jean Roger Noelcius a été utilisé tant pour la tentative du 7 Février 2021, que pour l’assassinat du 6 au 7 juillet 2021
  • Considérant le constat d’assassinat réalisé par un Juge de Paix, le 7 Juillet 2021;
  • Considérant l’enquête réalisée et le rapport publié par la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ);
  • Considérant l’enquête réalisée par le Commissaire du Gouvernement d’alors, Bedford Claude, auprès de la Digicel, suite à une plainte déposée sur les communications entre Ariel Henry et Félix Badio Joseph, autour des minutes mêmes de l’assassinat;
  • Considérant la convocation du Parquet en date du 10 Septembre 2021 envoyé au Premier Ministre Ariel Henry pour son implication présumée dans l’assassinat du Président Jovenel Moïse;
  • Considérant les menaces proférées par le Premier Ministre, Ariel Henry, contre le Ministre de la Justice Rockfeller Vincent et le Commissaire du Gouvernement, Bedford Claude, qui ont dû depuis lors se mettre à couvert. Dailleurs, ils ont été révoqués de manière purement cavalière et arbitraire.
  • Considérant donc de tels menaces proférées contre le Ministre de la justice Rockefeller Vincent et contre le Commissaire du Gouvernement Bedford Claude, pour avoir émis des mandats, le 9 Juillet 2021 , contre des Oligarques et contre des personnalités politiques pour leur implication présumée dans l’assassinat du Président de la république.
  • Considérant le réquisitoire supplétif d’informer communiqué au Cabinet d’instruction par le Commissaire du Gouvernement, le 21 Septembre 2021;
  • Considérant la plainte déposée par la famille de Jovenel Moïse, contre le Premier Ministre, Ariel Henry, pour son implication présumée dans l’assassinat du Président Jovenel Moïse.
  • Considérant les révocations et les nominations illégales et inconstitutionnelles effectuées au CSPJ, à la Cour de Cassation et les juges d’instruction, ce qui peut être aisément interprété comme une manière d’obstructions à la justice;
  • Considérant l’audio contenant les déclarations du Juge, Gary Aurélien affirmant qu’à travers son enquête, il a découvert selon ses propos, l’implication jusqu’au cou du Premier Ministre, Ariel Henry dans l’assassinat du Président.
  • Considérant les déclarations de Rodolphe Jaar, en Floride, aux Etats-Unis, le 10 Janvier 2022, où il implique le Premier Ministre, Ariel Henry dans l’assassinat du président de la république.
  • Considérant la demande de déportation du Juge Walther Wesser Voltaire par les avocats de la famille Moïse;
  • Considérant qu’à la lumière de toutes ces informations le juge d’instruction Walther Wesser n’a opéré aucune arrestation vraiment.

Nous AMIJOMO anciens ministres du Président Jovenel Moïse avons les interrogations suivantes:

  • Pourquoi le juge Walther Wesser Voltaire, en treize (13) mois, n’a-t-il encore écroué personne, alors que par exemple, les menaces d’Oligarques et de Politiciens notoires, précédant et encadrant l’assassinat du 6 au 7 juillet, sont évidentes dans de nombreux cas ?
  • Quid de la demande de déportation du juge dans ce dossier eu égard à un système judiciaire bourré de confusions ?

Dans l’opinion publique, il y en a qui vont jusqu’à douter des démarches actuelles du Juge d’instruction qui souhaite auditionner l’actuel Premier Ministre, Ariel Henry, en son cabinet d’instruction.
Faut-il que tout le monde se mette à douter ?

Tandis que par ailleurs, nous, du Groupe, AMIJOMO, constitué d’anciens ministres et de Proches de Jovenel MOÏSE, nous restons aussi persuadés que, vu le caractère transnational et complexe de ce dossier d’assassinat, un Tribunal Spécial International reste et demeure l’outil majeur qui permettra enfin de compte de faire toute la lumière sur ce crime abominable.