Par Ambassadeur Stanley Lucas*
Depuis l’assassinat du Président Jovenel Moïse le 7 Juillet 2021 le dossier d’Haiti a pris un nouveau tournant aux Nations Unies. Le cinquante-huitième Président d’Haiti a été assassiné sous les yeux complices du BINUH et de la Représentante spéciale du Secrétaire Général, Helen Lalime qui a installé le gouvernement d’Ariel Henry avec un simple tweet. Fait inédit dans l’histoire de la diplomatie et des Relations internationales. Ariel Henry n’avait pas encore reçu son arrêté de nomination du Président Jovenel Moïse, mais comment se fait-il que quelques jours après l’assassinat du Président, Ariel Henry avait en mains l’arrêté de nomination qui était encore à la résidence du Président au moment du crime?
L’engagement des Nations Unies en Haïti au cours des vingt-cinq dernières années a été une catastrophe. Plus de 8 milliards de dollars américains dépensés sans aucun résultat palpable. De la propagation du choléra, aux crimes sexuels des soldats de l’ONU et scandales de corruptions, à la tentative de coup d’état de la MINUSTAH contre le Président Préval et l’assassinat du Président Moïse, les Nations Unies sont discréditées en Haïti voir:
- https://ayibopost.com/retour-sur-15-annees-dechecs-de-lonu-en-haiti/
- http://www.codebluecampaign.com/press-releases/2021/7/19
C’est dans ce contexte que Antonio Gutteres visitera ce pays le 1er Juillet 2023. Il rencontrera le Premier Ministre Ariel Henry impliqué dans les gangs et l’assassinat du Président Jovenel Moïse. Dans l’agenda de rencontres Gutteres fera des échanges aussi avec les oligarques, les politiciens du SDP et anciens parlementaires qui ont créé les gangs entre 2017 et 2021 pour détruire Jovenel Moïse. Quelques éléments non représentatifs de la société civile bidon de Port-au-Prince et des secteurs politiques seront du lot dont les Espérance, les Comeau Denis, les André Michel, les Fritz Jean, Mirlande Manigat ect…et quatre journalistes valets des oligarques.
Un leader politique conséquent et patriote d’une nation, en général, respecte la Constitution même dans les cas exceptionnels et défend les intérêts nationaux de son pays. C’est courant que de grands dignitaires internationaux visitent un pays pour faire avancer leur agenda. Quand c’est le cas les leaders politiques du pays fixent leurs positions par rapport à l’arrivée de ce dignitaire à travers des communiqués distribués à la presse et des interviews réalisés à la télévision et la radio pour que la population soit au courant de leur position.
On sait que depuis Juillet 2022 les Nations Unies ont un agenda de guerre et non de paix contre Haïti. Lors de la réunion de Juillet dernier le Secrétaire Général a proposé une intervention militaire refusée par la population haïtienne. Malgré tout il a continué avec le lobbying réalisé au sein de l’OEA et la CARICOM, le peuple haïtien a refusé ce complot d’intervention militaire étrangère à cause du goût amer laissé durant la présence militaire de l’ONU de 2004 à Octobre 2017, mois où ces soldats ont été expulsés par le Président Moïse à cause de leur présence nocifs pour la société. L’objectif de la visite de Gutteres est d’imposer la force militaire avec la complicité de la CARICOM et du Brésil avec le Canada comme principal manipulateur afin de changer la gouvernance politique actuelle vu le constat d’échec cuisant et d’installer un nouveau gouvernement fantoche à la place d’Ariel Henry dont ils pourront facilement tirer les ficelles pour organiser des élections bidons. C’est au cours de ce méli-mélo que Jean Bertrand Aristide va tenter son coup d’état salut public avec l’aide de son amie actuellement directrice de cabinet adjointe du Premier Ministre Trudeau et le groupe privé qui travaille sur les sanctions. Aristide veut aussi compter sur son ami sénateur devenu Conseiller du président à Washington pour réaliser son coup d’état. Un menu qui va faire exploser le pays dans les prochains mois. En Haïti entre les accords signés sur une table et ce qui sera vraiment exécuté, le réveil pour beaucoup sera brutal.
C’est dans ce cadre que sera fait l’examen et diagnostiquer l’état de délabrement de la classe politique haïtienne au cours de ce moment historique:
Pitit Dessalines et Moïse Jean Charles
Depuis la visite de l’Ambassadeur Français dans le Nord, Moy et Pitit Dessalines se sont transformés en Pitit Pétion. Ses bévues et sa gourmandise du 18 Mai 2023 avec les vingt-trois millions de gourdes reçus du gouvernement délivrés par les Zéphirin lui ont fait perdre beaucoup de crédibilité. Moïse n’a fait aucune intervention sur l’agenda militaire du Secrétaire Général des Nations Unies. Pitit Dessalines s’est éteint. Il est bèbè.
Jean Bertrand Aristide et Fanmi Lavalas idem. Ceux-là même qui prétendaient être les plus grands nationalistes n’ont pipé mot par peur d’être sanctionnés à leur tour par la frange blanche qu’il a donné des coups. C’est ce qui explique les échanges explosifs sur Twitter entre certains hauts fonctionnaires et anciens du département d’état. Ô mort ! Ô désespoir ! Où êtes-vous Général Toussaint Louverture, Empereur Jean-Jacques Dessalines pour nous débarrasser de ces Conzés modernes ? Dans un passé loin Aristide jurait toujours Charlemagne Péraltement, ce leader paysan haïtien qui, dans l’histoire, était contre l’intervention américaine. Lorsqu’il a sollicité l’intervention militaire des États Unis en Septembre 1994 et en faisant débarquer les soldats des Nations Unies en 1995 Aristide a commis un acte de trahison au niveau de la politique nationale qui lui fera perdre ses plumes de patriote et nationaliste pour devenir un bluffeur. Aujourd’hui Aristide, impliqué dans certains gangs est très prudent. Il est aussi silencieux sur toute perspective d’intervention militaire étrangère parce qu’il espère que son amie qui est directrice adjointe de Cabinet du Premier Ministre Justin Trudeau, le groupe privé gérant les sanctions au Canada et son ami Sénateur à Washington devenu Conseiller du Président, l’aideront à faire son coup d’état avec les soldats de l’intervention militaire qu’il souhaite.
Michel Martelly et le PHTK
impliqués dans les gangs et dans l’assassinat du Président Jovenel Moïse sont la cible des blancs associés à lavalas.
OPL
Depuis le décès de Gérard Pierre Charles, l’actuel leader du parti, Edgard Leblanc, est amorphe, peu combattif et manque d’initiative politique. Gérard Pierre Charles, Sauveur Pierre Etienne, Irvelt Chery n’auraient pas raté cette occasion pour marquer leurs attachements aux classes populaires. Ils seraient avec le peuple le 1er Juillet à l’aéroport de Port-au-Prince et se présenteraient sur la table de discussions avec ces blancs pour dire non à toute intervention militaire en Haïti comme ils l’avaient fait en 1994.
SDP, Andre Michel, Ricard Pierre, Beauplan, Marjory Michel
Ricard Pierre le voleur de “dèlko” du sénat devenu ministre est un traître qui doit être jugé pour haute trahison pour avoir violé la Constitution en signant une résolution en conseil des ministres pour demander l’occupation et pour solliciter une intervention militaire étrangère en Haïti à l’insu du peuple lors de la réunion de l’ECOSOC du 16 Juin 2023. Sur Twitter, André Michel pensait qu’avec ses jeux de mots le peuple ne découvrirait pas son jeu de déception où il sollicite une intervention militaire étrangère. Depuis, il ne peut plus se déplacer sans sécurité. Il a peur du peuple et de son mouvement bwa kale
Inite
Plusieurs hommes de l’Inite sont impliqués dans l’assassinat du Président, John Joel Joseph, Felix Badio Joseph, Ariel Henry. D’autres comme Ardouin Zephirin, Joseph Jouthe ont été questionné par la justice dans le cadre de l’assassinat du Président. Ariel Henry souhaite une intervention militaire étrangère en Haïti espérant que les soldats étrangers pourront ainsi le protéger face à la montée de la grogne populaire, le bwa kale.
AAA et Youri Latortue
Affaibli par les sanctions internationales et les actions judiciaires, malgré l’appui total de deux journalistes payés, il a trop de préoccupations personnelles pour se prononcer sur ces dossiers. Il est clairement en décadence malgré ses réponses combatives.
Mirlande Manigat et le HCT
Depuis l’abandon du dossier d’assassinat d’Eric Jean Baptiste à la signature de l’Accord du HCT, Madame Manigat a aussi perdue des plumes et le RDNP a été considérablement affaiblie. Son changement de position par rapport à 2005 où elle était contre les accords a affecté sa cohérence et crédibilité. Elle joue aussi la carte d’intervention militaire étrangère en Haïti, voir:
Fritz Jean et Accord Montana
Ils constituent une coquille vide sans aucun support populaire. Jouant comme des coquins, dans les réunions internes avec les blancs ils sont pour une intervention militaire étrangère en Haïti. Mais en réunion avec des haïtiens c’est le contraire.
Les oligarques
Boulos, Vorbe, Baussan, Coles sont les plus actifs. Impliqués dans les gangs, l’assassinat du Président Jovenel Moïse, du leader du RDNP Eric Jean Baptiste, ils sont dans l’ombre en Haïti et à l’étranger. Ils manipulent la violence et les intrigues. Ils ont le contrôle des pouvoirs exécutif et législatif. Visibles cette fois, il leur sera impossible d’échapper à la colère du peuple.
Martine Moïse et sa famille
Depuis bientôt vingt-quatre mois elle se bat pour la justice. Dans sa dernière intervention sur France 24, elle réclame le tribunal spécial international similaire à celui nommé par les Nations Unies après l’assassinat du Premier Ministre du Liban Rafiq Hariri. Ce tribunal pourrait enquêter dans les quatre juridictions impliquées dans le crime notamment les États Unis, la Colombie, la république Dominicaine et Haïti. Madame Moïse a réclamée un support réel en armement pour la police et l’armée d’Haiti capables de détruire les gangs et est contre toute intervention militaire étrangère en Haïti. Pour essayer de vilipender cette famille honorable les assassins du président par personnes interposées comme l’administratrice du palais national et des éléments de la Primature ont tenté de faire des offres de grosses sommes d’argent. Avec honneur et reigidite Martine Moïse et sa famille Moïse les a remis à leur place comme criminels. Ces assassins sont tellement dangereux et désespérés qu’ils ont tenté d’acheter des avocats de la famille Moïse pour saboter leur lutte pour la justice. Voir les réactions de Martine Moïse:
La presse haïtienne
Elle reçoit des menaces du gouvernement et des oligarques pour ralentir ses reportages sur la réalité. Ces menaces sont exécutés par les gangs, les intimidations de juges à travers des mandats de convocations. La carotte est aussi à travers des offres d’argent et des véhicules donnés en cadeaux. L’un des journalistes ayant reçu un véhicule a tellement honte qu’il ne peut pas l’utiliser pour se rendre sur son lieu de travail. Les bénéficiaires de la corruption du gouvernement assassin parlent de tout sauf de l’implication de la visite du Secrétaire Général pour la Souveraineté et l’Independance d’Haiti. Fait étrange, le gouvernement impliqué dans les gangs et l’assassinat du président des fois brandit les sanctions internationales comme menaces pour intimider la presse et des secteurs politiques. Les journalistes engagés malgré tout continuent la bataille pour la justice et la démocratie.
À bien regarder le comportement restavèk des leaders politiques actuels, le Peuple haïtien n’aura d’autre choix que de poursuivre son opération bwa kale pour sortir le pays des griffes de ces vendeurs de patrie. Rappelons que le mouvement bwa kale a été créé le 24 Avril 2023 par les citoyens. C’est un mécanisme de légitime défense contre les gangs et leurs sponsors les membres du gouvernement, des leaders politiques, des oligarques et anciens parlementaires, voir:
Caveant Consules !
- Stanley Lucas est un spécialiste en développement politique qui a travaillé en Amérique Latine, l’Afrique, l’Afghanistan et le Moyen Orient. Il était le Conseiller Spécial du 58em Président d’Haiti Jovenel Moïse